Melomind — Application B2C
Agami — Refonte logiciel métier
Trait Singulier
Melomind — Hardware
Forêt Sanctuaire
MON rôle
Design produit
Direction Artistique
Product Management
Client
Elior
Date
2024

Agami — Refonte logiciel métier

Vanessa Lefi
Directrice Support des Ventes

Contexte

Elior dispose d'un grand nombre d'offres de restauration, leur permettant d'adapter leur proposition en fonction de la localisation, du standing ou encore de la taille du client. 

AGAMI est l'outil qu'Elior utilise à l'échelle européenne pour construire ces offres de restauration sur-mesure. Conçu de façon incrémentale sur plusieurs années, il était devenu un empilement de fonctionnalités sans cohérence : parcours longs, logique fragmentée, forte dépendance à l'expérience des utilisateurs. Un outil subi, pas maîtrisé.

Interface du logiciel avant la refonte. Le contenu des offres n’était pas présent au sein de l’interface, il fallait le charger depuis le disque dur à chaque nouvelle utilisation, demandant un effort de mémorisation et une grande connaissance de la part de l’utilisateur.

Le QCM : étape critique de l’ancienne version, qui consistait à créer l’arborescence de l’offre tout en uploadant le contenu souhaité.

Problème

Les équipes commerciales passaient un temps excessif à créer chaque offre, contraintes par une interface rigide qui leur imposait de mémoriser l'outil plutôt que de s'en servir. Quatre profils d'utilisateurs distincts, aucun parcours pensé pour eux.

Ce que j'ai piloté

Arrivé pour la phase Define, j’ai piloté l’analyse en profondeur des entretiens utilisateurs pour cadrer le projet dans une approche JTBD, refonte complète de l'architecture, des parcours par profil utilisateur, du design system et des écrans finaux, en encadrant une designer junior pour la production des écrans et en collaboration continue avec un développeur sur les choix techniques.

Validations hebdomadaires et arbitrages avec les stakeholders côté Elior : Directrice des ventes & Directrice commerciale Elior France.

Diagnostic & arbitrages

diagnostic
Une construction de l'offre à l'aveugle  

Aucune visibilité sur le résultat avant l'étape finale de relecture, donc détection tardive des erreurs, sur des présentations pouvant atteindre 150 slides

Arbitrage
Donner de la visibilité en continu plutôt qu'en fin de parcours

Pour résoudre la construction à l'aveugle, j'ai conçu une visualisation en temps réel de l'ensemble des slides de l'offre, consultable à tout moment pendant la création, avec un mode liste et un mode mosaïque pour alterner entre vision détaillée et vue d'ensemble.

Couplé à un système de réorganisation par glisser-déposer (auparavant possible uniquement en toute fin de parcours), l'utilisateur peut désormais évaluer et corriger la cohérence de son offre au fur et à mesure, plutôt que de découvrir les problèmes à la relecture finale.

Écran de construction de la proposition commerciale. Ici, l’utilisateur clique sur la miniature de l’offre de restauration qu’il souhaite ajouter à sa proposition.
diagnostic
Le contenu des offres extérieur au logiciel

Pour chaque nouvelle offre, les commerciaux avaient pour tâche d’uploader le contenu des offres depuis le serveur et de le nommer. Cela reportait toute la responsabilité de structuration sur l'utilisateur, constituant ainsi une grosse source d’erreur.

Arbitrage
Le système de tags : faire accepter un effort en amont pour un gain en aval

Solution proposée : insérer le contenu au sein du logiciel et qualifier chaque contenu par des métadonnées (nombre de couverts, zone géographique...) pour automatiser le filtrage du contenu pertinent. La direction avait du mal à se projeter sur la valeur de l'investissement initial.
J'ai construit deux arguments en parallèle : les infos sont rentrées une unique fois par l’admin plutôt qu’à chaque offre pour un gain de temps conséquent et des écrans de faisabilité montrant concrètement que cet effort, bien que réel, restait simple à réaliser. C'est cette double preuve qui a fait basculer la décision.

Écran de tag du contenu : l’admin qualifie les slides lorsqu’il rentre du nouveau contenu dans le système. Ce qui permet de filtrer le contenu en fonction du client.
diagnostic
Une étape de cadrage obsolète

Une étape de cadrage (QCM), initialement pensée pour qualifier le besoin client, avait dérivé vers une question générique, sans réelle assistance.

Arbitrage
Repenser le QCM plutôt que le supprimer

L'étape de cadrage était ancrée dans le workflow des utilisateurs et son maintien était une exigence business côté Elior, alors même que mon diagnostic pointait son inutilité sous sa forme actuelle.
Plutôt que d'opposer ces deux positions, j'ai transformé la fonction de l'étape : d'une question ouverte sans valeur ajoutée à un paramétrage de filtres qui qualifie automatiquement le contenu disponible pour chaque profil client.
L'étape reste, mais son rôle change radicalement.

Nouvel écran de QCM, qui est devenu une étape de filtres permettant de réellement filtrer le contenu en fonction du client.

Résultats

•  Une heure / semaine de gain de productivité par commercial (+3000 heures à l'échelle de la boîte)
•  Notation supérieure à 4/5 sur l'ergonomie, la navigation, l'interface et l'intuitivité (enquête de satisfaction interne post-adoption)
•  Adoption significativement accélérée pour les nouveaux utilisateurs, sur un outil auparavant appris par cœur plutôt que compris

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